La face cachée de la Corée du Nord

Lorsque l’avion quitte le sol de la capitale nord-coréenne, les touristes ont cette excitation coupable qui apparaît naturellement en situation de léger péril. L’appareil, datant des années 60, ne respecte certainement pas l’ensemble des normes de sécurité internationales. Les masques à oxygène et les gilets de sauvetage sont peut-être restés en Russie, son pays d’origine, avec l’air sibérien que soufflent habituellement les ventilations. Les consignes de sécurité, quant à elles, sont à peine audibles : le boucan assourdissant de l’avion couvre les quelques décibels qui sortent des vieilles enceintes grésillantes. Nous sommes à bord de l’un des deux vols internes prévus aujourd’hui au départ de Pyongyang. L’un s’envole pour Uiju quand l’autre, à destination d’Orang, nous permet de rejoindre le Nord-Est du pays en à peine une heure.

Tarmac de l'aéroport d'Orang
Avion russe (Ilouchine 18) permettant de relier Pyongyang à Orang, sur le tarmac d’Orang

Restrictions photographiques

Malgré le nombre minime de trajets affichés à l’écran, tous seront retardés par le départ d’une délégation chinoise. Bloqués dans l’aéroport, les voyageurs peuvent apprécier le spectacle réservé à la troisième personne de l’État voisin. Et recevoir des représentants du premier partenaire économique du pays ne peut se faire autrement qu’en grandes pompes. La cérémonie est effectivement assez similaire à celle offerte le week-end passé, lors de la parade militaire (lire Pyongyang ou la vitrine de la Corée du Nord). Les larges boulevards sont remplacés par un étroit tapis rouge et les camions de l’armée par des officiels en costume. Les Coréens en habits traditionnels multicolores, agitant fleurs et drapeaux pour accompagner les passants, semblent eux avoir été répliqués à l’identique.

La vétusté de l’aéroport de destination surpasse celle du moyen de locomotion permettant de le rallier. S’il était interdit de photographier l’intérieur de l’avion, il n’en est pas moins à l’arrivée. Le voyage, bulle septentrionale ayant perdu son chemin, donnait finalement un aperçu plutôt fidèle des expériences à venir dans la campagne nord-coréenne. Ceux qui sont surpris à se risquer à immortaliser leur arrivée sont une nouvelle fois sommés de supprimer le précieux souvenir numérique. Il faut dire que la région, arpentée l’an passé par à peine quatre-vingt voyageurs étrangers, est loin du tumulte touristique – relatif – de la capitale et n’est donc pas encore habitué à recevoir beaucoup de monde.

Piste de l'aéroport d'Orang
Piste de décollage et d’atterrissage de l’aéroport militaire d’Orang

Ainsi s’allonge, irrémédiablement, la liste des restrictions déjà en place à Pyongyang. Dans le but d’éviter la propagation d’images considérées comme dévalorisantes pour le pays, il est également défendu de prendre des clichés depuis le bus. En effet, la course effrénée de la ville majeure pour la modernité paraît à présent bien loin : les routes sont ici défoncées, majoritairement faites de terre et de graviers ; les façades, maussades et tombant en décrépitude, ont perdu leurs couleurs vives ; et les fenêtres brisées sont bien souvent rafistolées à l’aide de plaques de bois ou de plastique. Constamment répétée par les deux guides locaux au cours du séjour, la liste des images proscrites le sera une toute dernière fois juste avant le départ.

Seule contre tous

Les occasions d’enregistrer des scènes de vie locale se feront de toute façon rares, les déambulations urbaines n’étant pour ainsi dire pas au programme des jours à venir. La seule ville visitée sera traversée en un éclair, le temps d’une fin d’après-midi surréaliste. Chongjin, 600 000 habitants et chef-lieu de la province d’Hamyong du Nord, offre d’abord un paysage industriel chaotique. Les usines métallurgiques, sans autre activité que leur silence, végètent et rouillent presque toutes au-delà du raisonnable. Invisible depuis la route qui fend cet horizon de fer, seule une petite usine travaille irréductiblement, envers et contre tout, nichée au milieu de ses camarades congédiées. Les scientifiques nord-coréens ont mis en place un procédé permettant de travailler et fondre le métal grâce au lignite, type de charbon dont regorgent les sols alentours. Tandis que les usines abandonnées nécessitaient l’utilisation de houille, plus efficace mais seulement importée, l’irréductible travailleuse produit alors du “fer Juche (1)”, entièrement local. Les sanctions internationales qui frappent la Corée du Nord l’oblige à trouver des parades.

Scène de vie
Scène de vie à l’extérieur d’une école maternelle de Chongjin

Assurément, le tourisme se classe parmi les meilleures parades légales. Au-delà de sa qualité d’outil de propagande, il permet des rentrées de devise autrement impossibles. Les euros et les dollars, acceptés sans réserve dans les zones à forte densité étrangère, le sont cependant plus difficilement dans cette région rurale et éloignée. Le yuan chinois reste de fait la monnaie d’échange majoritaire, la monnaie locale – le won (2) – étant réservée aux autochtones ou, pour les touristes, aux achats dans un seul et unique centre commercial de Pyongyang. Le taux de change varie quant à lui d’un article à l’autre, d’un magasin à l’autre, d’un hôtel à l’autre. Ici, 50 yuans équivalent à 5 euros ; là, à 7 euros. Bien entendu, de la même façon qu’il est absolument impossible de retirer de l’argent, payer par carte ne figure pas dans la liste des options. Et ne pas donner l’appoint donne parfois lieu à des scènes étonnantes : le change peut être rendu dans une monnaie différente, ou sous forme de gâteaux ou de chewing-gums si quelques centimes manquent à l’appel.

La piste menant à Chongjin rappelle que le manque de monnaie fiduciaire n’est pas le seul symptôme de l’embargo qui sanctionne la politique nord-coréenne. Le retard de l’économie se fait aussi sentir dans les infrastructures routières, malmenées pendant la saison des pluies tout juste terminée et interminablement réparées par des centaines de petites mains. Les habitants récupèrent les gravillons échappés dans les rigoles ou cassent de plus grosses pierres à la main, en font des petits tas aux abords directs de la chaussée puis les dispersent au milieu des chemins terreux à l’aide de balais véritables ou de branchages. Ils dégagent ensuite les côtés pour permettre aux vélos de circuler sur une surface plane plus sûre, et jettent des sauts d’eau au milieu de la route, à la fois pour fixer les graviers au sol et pour éviter de respirer la terre soulevée par les véhicules – qui, au demeurant, ne freinent sous aucun prétexte, klaxonnent à outrance et attendent dangereusement des piétons de s’enlever de leur trajectoire. L’eau et les cailloux additionnels sont quelques fois acheminés de cours d’eau voisins par du bétail rachitique, dont les os saillants sont prêts à transpercer la peau. Fastidieux autant qu’insensé, le travail est abattu sous le soleil brûlant par des hommes et des femmes de tous âges, et ce sur l’intégralité des routes non goudronnées que nous emprunterons.

Le tourisme aux touristes

Après une quinzaine de minutes supplémentaires passées sur la route, la dystopie industrielle laisse place à une étendue urbaine plus classique, quoique délabrée. Parqué près de la plus grande place de la ville, inévitablement dominée par les statues en bronze des défunts leaders, le bus a d’abord forcé la main aux nombreux piétons et cyclistes traversant la rue. Les minces fils électriques, qui pendent presque imperceptiblement devant les représentations du père et du grand-père de Kim Jong-un, sont un motif suffisant à l’interdiction d’en faire un cliché : les dirigeants doivent non seulement y apparaître entièrement, mais il s’avère maintenant qu’absolument rien ne doit se glisser entre eux et le photographe. Les photographies sont cependant les bienvenues dans la librairie électronique bordant immédiatement le square.

Scène de vie
Voiture forçant le passage de piétons et de cyclistes, traversant quoiqu’il en soit et reculant parfois pour laisser place aux automobiles. Derrière, on peut lire “Glorieux parti communiste de notre nation. Hourra !”

Sur les deux cents ordinateurs qui se partagent la salle principale, seuls dix pour cent semblent fonctionner. Le bâtiment a des allures de studio de cinéma à peine crédible. Tout y semble factice, jusqu’aux deux gamins de cinq ou six ans, placés à l’étage, à peine étonnés de voir trente touristes débarquer pendant qu’ils feignent de lire. Une seule des machines a apparemment accès au réseau internet national, les autres ne sachant répondre que par des pages d’erreur.  Enfin, des ouvrages poussiéreux en langues étrangères sont fièrement exposés sur des étagères métalliques, gardées par une dame derrière un haut comptoir. Au-delà du discours officiel, est-ce vraiment plus qu’une énième vitrine touristique ?

Cette attraction est représentative de la vision du tourisme prônée par la Corée du Nord, dont pâtit fatalement le contact avec la vie locale. À l’image de la station balnéaire en cours de construction entre l’aéroport d’Orang et Chongjin, il semble tourner presque exclusivement autour d’activités cantonnant autochtones et voyageurs à leurs rôles respectifs. La veille, après l’excursion – bondée de monde – dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées (DMZ), la réaction de Jong-im à une requête visant justement à participer davantage aux routines indigènes illustrait parfaitement le phénomène. La guide chevronnée s’était alors étonnée avec une sincérité déconcertante du souhait de déambuler dans les rues de la vieille ville de Kaesong, en contrebas, après en avoir apprécié la vue depuis la colline. Laissant transparaître un brin de moquerie bienveillante après cette demande – à ses yeux – incongrue, elle rétorqua : “Mais pourquoi ? Il n’y a rien à faire là-bas.” Qu’il en soit ainsi : direction le prochain monument…

Un autre cadre d’apprentissage

L’escapade nordique n’échappe pas à la règle. Après la visite de la librairie artificielle, les étapes se succèdent, millimétrées : passage obligé dans une galerie d’art à la gloire des leaders et de la région ; spectacle de virtuoses d’instruments locaux comme le changgo ou le gayageum (instruments à percussion et à cordes coréens) dans une école maternelle ; arrêt éclair sur un site n’ayant de révolutionnaire que le nom ; et, pour terminer la journée avant un repas comme toujours outrageusement copieux, discussions avec les étudiants de l’Institut de Langues Étrangères. L’occasion d’échanger avec eux mais aussi d’observer le cadre dans lequel ils étudient.

Institut des Langues Étrangères de Chongjin
Vue sur l’intérieur et l’extérieur de l’Institut des Langues Étrangères de Chongjin, sur lequel on peut lire l’injonction “Faites de l’éducation une priorité !”

En classe, les élèves font face à Kim Jong-il et Kim Il-sung, dont les portraits sont placés au-dessus du tableau. Officiellement afin d’éviter la triche, une caméra de sécurité comme Londres et Pékin en sont truffées est positionnée dans un des angles supérieurs de la salle. Trois jours auparavant, à Pyongsong, au sud de Pyongyang, les salles de classe partageaient les mêmes caractéristiques. Deux d’entre elles sont par ailleurs consacrées à chacun des deux leaders et servent aux cours d’histoire sur leurs vies respectives. Un peu plus tôt dans la journée, l’école maternelle dans laquelle le spectacle s’est déroulé abritait quant à elle une maquette représentant l’endroit où le premier dirigeant nord-coréen fut élevé. À la liste des images interdites énoncée avant notre retour dans la capitale seront ajoutées celles où figurent les fresques évoquant la vie des dirigeants ainsi que cette reconstitution. Ayant réellement visité les lieux, il faut dire qu’elle est largement idéalisée sinon erronée…

Bien que parfaitement rodé, le discours des étudiants permet d’en savoir un peu plus sur leur quotidien. L’une des quatre chaînes de télévision gouvernementales, consacrée au sport, leur a par exemple appris la victoire de la France à la coupe du monde de football. Le dimanche, jour d’ouverture du cinéma de Chongjin dont les tickets coûtent seulement cinq wons, ils préfèrent d’ailleurs se retrouver pour y jouer et s’amuser ensemble. Ils se déplacent en bicyclette mais se réjouissent tout de même du faible prix des transports en commun : comme partout et comme pour le cinéma, il leur faut débourser cinq wons pour obtenir un ticket. En outre, dans l’établissement qui, en France, serait à cheval entre le collège et le lycée, ils ont notamment l’occasion d’apprendre la géographie internationale. Ils savent ainsi placer les Alpes, connaissent Paris et la tour Eiffel. Il est intéressant de noter que, comme en Corée du Sud, ils appellent la mer du Japon “mer de l’Est” (3), leur passé avec l’empire du soleil levant étant pour le moins tumultueux.

Cour de récréation
Étudiants de l’Institut des Langues Étrangères jouant sur les infrastructures de la cour de récréation

Révolutionnaire ?

C’est finalement sur leur avenir personnel que se terminera la discussion. Dans le brouhaha euphorique de la salle de classe, les deux élèves avec qui j’ai eu la chance de m’entretenir affirment vouloir servir leur pays en rejoignant l’armée lorsque leurs études seront terminées. Leurs aspirations diffèrent de celles d’un autre lycéen, qui étudie pour sa part à Pyongsong et qui a pour ambition de “devenir scientifique.” Ce choix s’explique par la volonté du gouvernement de faire de la science l’une des priorités de son dernier plan quinquennal, dévoilé en 2016 (4). Le fer Juche, les avancées réalisées dans le domaine nucléaire et, à Pyongyang, le développement de l’avenue des Futurs Scientifiques en sont autant d’illustrations.

En campagne comme en ville, les slogans propagandistes semés dans la nature demandent à tous “[d’accompagner] le parti en supportant le plan quinquennal et sa stratégie de développement économique.” Quand l’accès au réseau Internet et aux connaissances mondiales est strictement contrôlé, quand ils sont des centaines à réparer inlassablement les routes non goudronnées, quand les paysans n’ont à disposition presque aucune machine pour travailler dans les champs, il paraît naturellement surréel de demander au peuple de supporter une stratégie axée autour des technologies. Le manque cruel d’électricité auquel fait face le pays et l’inexistence de l’eau chaude achèvent de montrer le chemin que doit encore parcourir la Corée du Nord pour son développement extra-nucléaire. Mais tous les slogans ne tournent heureusement pas autour des ambitions scientifiques du bastion communiste. Peints aux côtés de personnages sur les affiches qui remplacent ici les publicités envahissant nos paysages urbains, certains mettent plutôt l’accent sur l’importance de la culture, ou sur la nécessité de soutenir la production de biens et de nourriture (5).

Vue sur Wonsan
Vue sur Wonsan, au sud de Pyongyang. On peut lire, écrit en blanc sur fond rouge, “Notre parti communiste, le pays et le plus haut dirigeant de l’armée, notre camarade Kim Jong-un. Hourra !”

Si les illustrations propagandistes se font ici plus rares, il n’en est rien des Tours de l’immortalité. Présentes jusque dans les plus petites bourgades, et donc plus nombreuses que les paires de statues de bronze, les habitants peuvent y lire un texte aux allures performatives : “Le grand camarade Kim Il-sung et le bien-aimé camarade Kim Jong-il seront toujours avec nous.” L’omniprésence et l’importance des leaders se ressent jusque dans l’appellation “révolutionnaire”, distribuée même si l’un d’entre eux n’a fait que passer dans le lieu estampillé. Il en sera ainsi pour le site de Yombun, où les montagnes rocailleuses beiges plongent dans l’eau bleue de la mer du Japon, comme pour celui de Jipsam, d’où Chongjin se contemple agréablement. Ne sont révolutionnaires à Cuba que les endroits où le sang ruisselait autrefois ; un exemple parfait de l’asymétrie de l’utilisation des mots autour du globe.

Pêcheur sur les rochers de Yombun
Pêcheur sur les rochers du site révolutionnaire de Yombun, la province d’Hamyong du Nord étant réputée pour cette activité

Les jours suivants montreront encore les paradoxes de la Corée du Nord. Malgré la confiscation des ouvrages religieux à la frontière avec la Chine, ceux-ci étant bannis par le gouvernement, nous visiterons un temple bouddhiste habité par une dizaine de moines en apparence libres de pratiquer leur religion. Le séjour chez l’habitant, quant à lui, ressemblera malheureusement aux autres nuits passées à l’hôtel, l’absence des familles pendant les repas et la barrière du langage limitant drastiquement les interactions. Du reste, contrairement à la partie de volleyball contre les villageois, la randonnée dans le Mont Chilbo et la plage qui nous sera semble-t-il réservée ne présenteront pas plus d’intérêt pour apprécier la vie locale.

Pyongyang offre finalement une vision idyllique que le Nord, plus pauvre, contrebalance. Explorer cette région reculée et si peu visitée permet de découvrir une autre Corée du Nord, bloquée dans le passé mais encore préservée du tourisme. À notre arrivée, un adolescent courait derrière un panneau pour se cacher au passage de notre bus ; à notre départ, des sourires se dessinent sur le visage de dizaines de femmes, ravies de nous voir et de nous saluer. Symbole de la diversité d’un pays que la sur-médiatisation du pouvoir dictatorial pourrait faire apparaître, à tort, comme complètement uniforme.


Bonus photos

En bonus, voici quelques photographies supplémentaires prises à Chongjin (passez la souris au dessus des images pour avoir plus d’information, ou cliquez dessus si vous êtes sur mobile) :

Scène de vie
Nord-coréens marchant à côté de leurs vélos, à Chongjin. Sur l’immeuble, on peut lire “Les honorables leaders Kim Il-sung et Kim Jong-il sont avec nous pour toujours.”
Enfants nord-coréens
Enfants nord-coréens s’amusant d’être pris en photo
Portrait de Kim Il-sung et Kim Jong-il
Peinture représentant Kim Il-sung et Kim Jong-il (cette photo aurait dû être supprimée : le portrait aurait dû être l’objet principal du cliché, plutôt qu’être relégué dans un coin)
Bâtiment en banlieue de Chongjin
Façade décrépie de logements en banlieue de Chongjin

(1) Du nom de la philosophie régissant le mode de vie nord-coréen depuis qu’elle a été pensée par Kim Il-sung, le fer Juche est depuis peu produit dans une deuxième usine, près de Pyongyang (source, en Anglais seulement).

(2) Au moment du voyage, 1 euro équivalait à plus de 8 000 wons. Selon Wikipedia, en 2016, 1 euro s’échangeait contre 980 wons.

(3) De la même manière, la mer jaune est quant à elle appelée “mer de l’Ouest” (voir la géographie de la Corée).

(4) Pour la première fois depuis les années 1980, la Corée du Nord a annoncé, en 2016 la mise en place d’un plan quinquennal (source, en Anglais seulement).

(5) “Let’s escort the party by carrying out the five-year strategic goal of national economic development” (source, en Anglais seulement).

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